vendredi 2 juin 2017

Examen régional Souss Massa 2017  
Texte :

 Il se fit un grand silence. J'étais parvenu à ma place. Au moment où le tumulte cessa dans la foule, il cessa aussi dans mes idées. Je compris tout à coup clairement ce que je n'avais fait qu'entrevoir confusément jusqu'alors, que le moment décisif était venu, et que j'étais là pour entendre ma sentence.
      L'explique qui pourra, de la manière dont cette idée me vint elle ne me causa pas de terreur. Les fenêtres étaient ouvertes ; l'air et le bruit de la ville arrivaient librement du dehors ; la salle était claire comme pour une noce ; les gais rayons du soleil traçaient ça et là la figure lumineuse des croisées tantôt allongée sur le plancher, tantôt développée sur les tables, tantôt brisée à l'angle des murs, et de ces losanges éclatants aux fenêtres chaque rayon découpait dans l'air un grand prisme de poussière d'or.
      Les juges, au fond de la salle, avaient l'air satisfait, probablement de la joie d'avoir bientôt fini. Le visage du président, doucement éclairé par le reflet d'une vitre, avait quelque chose de calme et de bon, et un jeune assesseur causait presque gaiement en chiffonnant son rabat avec une jolie dame en chapeau rose, placée par faveur derrière lui.
      Les jurés seuls paraissaient blêmes et abattus, mais c'était apparemment de fatigue d'avoir veillé toute la nuit. Quelques-uns bâillaient. Rien, dans leur contenance, n'annonçait des hommes qui viennent de porter une sentence de mort, et sur les figures de ces bons bourgeois je ne devinais qu'une grande envie de dormir.
      En face de moi, une fenêtre était toute grande ouverte. J'entendais rire sur le quai des marchandes de fleurs ; et, au bord de la croisée, une jolie petite plante jaune, toute pénétrée d'un rayon de soleil, jouait avec le vent dans une fente de la pierre.
      Comment une idée sinistre aurait-elle pu poindre parmi tant de gracieuses sensations ? Inondé d'air et de soleil, il me fut impossible de penser à autre chose qu'à la liberté
__________________________________
1-      Tumulte : brui confus que produisent des personnes assemblés
2-      Assesseur : juge qui aide le président
3-      Rabat : large cravate portée par les juges.

I.                      COMPRÉHENSION : (10 points)
1)   Recopiez et complétez le tableau suivant en répondant aux questions : (1 point)
titre de l’œuvre 
l’auteur 
Genre
Siècle
Le dernier jour d’un condamné
Victor Hugo
Roman à thèse
19

2)  Par rapport à l’œuvre , le narrateur est : 
                  ˜ à Bicêtre                  x˜ à la Conciergerie                        ˜ à l’hôtel de ville
à la Conciergerie, parce qu’il y a la présence des jurés et du président.
3)  Dans ce passage                                                                                                        
a)- le narrateur se trouve au tribunal
b)- moment décisif c’ est la sentence ou le jugement .
            c)- L’espoir.
4)  recopiez et complétez le  tableau suivant :
Personnage
Trait physique ou moral
Les juges
avaient l'air satisfait
Les jurés
paraissaient blêmes et abattus
Le président
Le visage du président, doucement éclairé par le reflet d'une vitre, avait quelque chose de calme et de bon
L’assesseur
causait presque gaiement en chiffonnant son rabat avec une jolie dame en chapeau rose

5)  Relevez dans le texte quatre mots appartenant au champ lexical de la nature
« l'air », « rayons », « soleil » « poussière »
6)   Recopiez et complétez le  tableau suivant :
a-
Enoncé
« Comment une idée sinistre aurait-elle pu poindre parmi tant de gracieuses sensations ? »
Niveau de langue
Soutenu ou recherché
b-
Enoncé
 la salle était claire comme pour une noce
Figure de style
Comparaison

7)   le jugement que porte le narrateur sur les jurés est :
                  ˜ Valorisant                   ˜ Dévalorisant                         ˜ neutre  
Dévalorisant, car il y a l’emploi des adjectifs : abattus et blêmes.
8) l’impression qui se dégage de la description du lieu est plutôt :
     ˜ impression d’espoir             ˜ impression de désespoir         ˜ impression de peur
impression d’espoir car Le condamné voit la lumière et parle de la liberté
9)   Il faut être privé de sa liberté pour apprécier son importance.
Réponse 1 :Oui , car la personne libre ne peut pas sentir les sentiment des condamnés.
Réponse 2 :Non, il faut juste lire un roman comme le dernier jour d’un condamné pour comprendre les souffrances d’un condamné.
10) le thème de cette œuvre est-il toujours d’actualité ? justifiez .
Réponse 1 :Oui, il est toujours d’actualité car  il y a toujours dans les prisons des condamnés.
Réponse 2 : Non, car la peine de mort est abolie dans plusieurs pays.

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