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dimanche 14 juin 2020

Les figures de style                        PROF :ziani


13 figures de style indispensables pour les élèves de la 1ère année du baccalauréat

1  Comparaison

Rapprochement de deux termes qui ont au moins un élément commun.

Quelques outils de comparaison

Comme, pareil (le) à…, semblable à.., ressembler à…, tel (le) …, similaire à …, ..moins…que.., ..aussi.. que..,…plus ..que.., avoir l’air de…,on dirait….

Exemple : Ismène est plus belle qu’Antigone .

2 Métaphore

Une comparaison sans outil de comparaison

Exemple : Tu es un ange

3 Personnification

Attribution d’une caractéristique humaine à un objet, un élément naturel ou un animal.

Exemple : L’arbre me regardait

4 Périphrase

Consiste à remplacer un nom par une expression qui exprime les qualités ou les attributs de ce nom

Exemple :

J’ai visité la ville rouge èMarrakech

J’ai visité la capitale de la France è Paris

5 Oxymore

Juxtaposition de deux termes de sens opposés

Exemple : un mort vivant, un soleil noir

6 Antithèse

  Elle consiste à rapprocher, au sein du même énoncé, deux pensées, deux expressions ou deux mots opposés (pas de juxtaposition)

Exemple : tu as choisi la vie, moi la mort

7 Antiphrase

Elle Consiste à dire le contraire de ce que l’on pense.

Exemple : tu as eu un zéro !Bravo !

8  Anaphore

Répétition d'un mot ou d'un groupe de mots au début de plusieurs propositions, vers ou phrases qui se suivent.

Exemple : j’ai vu ton sourire triste. J’ai vu tes larmes. J’ai vu ton malheur.

9 Enumération

Consiste à donner une suite de mots qui ont la même importance comme si on fait une liste de choses

Exemple :j’ai acheté des livres, des cahiers, des stylos et des crayons.

 

10 Gradation

Succession de termes d'intensité croissante (gradation ascendante ou croissante) ou décroissante (gradation descendante ou décroissante)

Je marche, je cours, je vole

11 Hyperbole

Exagération. L’expression dit plus que le réel.

Exemple :je meurs de faim

12 Litote

Consiste à exprimer une pensée de façon atténuée pour signifier implicitement le contraire.

Exemple

Je ne te déteste pas èpour dire « je t’aime »

13 Euphémisme

Consiste à adoucir une idée dont l’expression directe aurait peut choquer ou déplaire

Exemple

Jean nous a quittés èJean est mort /décédé 


lundi 13 avril 2020

Etude de texte;Excipit"Le dernier jour d'un condamné"

fin chapitre 49
I-        Identification du texte :
1-      De quelle œuvre est tiré ce passage ?
-Le dernier jour d’un condamné
2-      Qui en est l’auteur ?
-Victor Hugo
3-      En quelle année est elle publiée ?
- En 1829
4-      Quel est le genre ?
- Roman à thèse
fin chapitre 49
II-    Situation du passage :
1.Où se situe ce texte par rapport à l’ensemble de l’œuvre ?
- Dans le chapitre XLIX (l’excipit le dernier chapitre).
2.Situez le passage par rapport aux événements.
- Le bourreau et deux de ses valets viennent faire la toilette du condamné: Ils lui coupent les cheveux, le col de sa chemise ; et ils lui attachent les mains derrières le dos, ensuite il a été transféré dans une chambre de l'hôtel  de ville attendant l’heure de l’exécution

III- Hypothèses de lecture :
C’est le dernier chapitre de l’œuvre, que pourrait être les thèmes traités dan ce chapitre ?
Les élèves formulent des hypothèses de lecture.
IV- Axes de lecture :
a.      Les sentiments du narrateur face à l’indifférence de ses bourreaux:
1)      Qui est la personne qui a visité le condamné ?
- Un juge, un condamné, un magistrat (indéterminé)
2)      Relevez les expressions qui le décrivent.
-« je ne sais de quelle espèce », « en souriant fatalement »
3)      Pourquoi le narrateur l’a décrit ainsi ?
- Pour montrer l’indifférence de la personne face à une autre qui se prête à être exécutée.
4)      Que demande le narrateur?
- Il a demandé la grâce
5)      De quelle manière le fait-il ?
- Il le fait en joignant les deux mains et en se traînant sur les deux genoux
6)      Pourquoi il demande sa grâce de la sorte ?
- Il est arrivé au paroxysme de la peur. Il est terrifié. Il ne se contrôle plus.
7)      « Cela est si horrible à mon âge de mourir ainsi ! »
- Quel sentiment du narrateur traduit cette expression ?
- Une grande peur, la terreur.
8)      Dans le troisième paragraphe, que reflètent les deux dernières phrases ?
- L’espoir que le narrateur garde encore et sa lute contre sa peur.
9)      Que dit le bourreau au juge ?
-Que l’exécution doit être maintenue à l’heure prévue.
10)  Que représente cet instant pour le condamné.
- Le retour du désespoir.
11)  Après le départ du juge et du bourreau, avec qui reste le condamné ?
- Il reste seul avec deux gendarmes.
12)  Que pense-t-il ?
- Il pense encore qu’il pourrait s’échapper de son sort. Il garde un espoir incompréhensible.

b.      Une double tonalité pathétique et tragique :

1)      « QUATRE HEURES »
a- Pourquoi cet indicateur temporel est écrit en lettres capitales ?
- II est mis en valeur.
b- Qu'indique-t-il ?
- L'heure de l'exécution.
2)      Le narrateur peut-il s’échapper de son sort qui le mit à mort ?
- Non, il ne peut pas.
3)      Relevez des expressions du texte qui montrent que sa fin approche.
- « en souriant fatalement », « grâce », « Mourir ainsi »,  « dernier moment », « bourreau », « exécution », « cette heure approchait », « une minute pour attendre », les questions de l’avant dernier paragraphe.
4)      A quelle tonalité ces expressions référent-elles ?
- La tonalité tragique
5)      Pourquoi ?
- Le registre tragique : Le narrateur  suscite l’effroi du lecteur devant une situation désespéré ouu il ne peut échapper ne peut rien vis-à-vis de sa condamnation à mort.
6)      Que vise le narrateur en étalant ses sentiments et en évoquant l’idée imminente de la mort ?
- Il vise à susciter la pitié et la compassion du lecteur.
7)      Donnez des exemples de cela à partir du passage.
- Le premier paragraphe : décalage entre la peur du condamné et l’indifférence du juge ; l’utilisation du discours direct ; l’usage de la ponctuation excessive et des phrases courtes, la présence la phrase interrogative et exclamative…. 
8)      A quelle tonalité a-t-on affaire dans ce cas ?
- La tonalité pathétique
fin chapitre 49
V-    Synthèse
Le condamné au comble du désespoir demande sa grâce au premier venu. Il veut absolument qu'on lui laisse cinq minutes encore, puis une minute dans l'espoir qu'un miracle se produise, mais il est quatre heures, on vient le chercher pour son exécution.

Dans ce passage le narrateur a usé de deux tonalités. La première est tragique et montre l’impuissance du condamné face à son destin. Tandis que la seconde, qui est pathétique, vise à susciter la pitié du lecteur.
fin chapitre 49

samedi 11 avril 2020


I- Phase d’observation:
- Chapitre XXVI  à  Registre lyrique.
II- Phase de conceptualisation :
Ø    L’emploi du «je» lyrique.
Ø    La fréquence d’interrogation et d’exclamation.
Ø    La fréquence des apostrophes (Ô ma pauvre petite fille!, Ô ma petite Marie bien aimée!)
Ø    La fréquence des interjections (Ah !, Oh !...).
Ø    Le champ lexical de l’affectivité (aimait, baisait, tendresses, cœur, bien – aimée ...).
Ø    La fréquence des adjectifs qualificatifs (petite, pauvre, orpheline, malheureuse...).
Ø    Les figures de rhétorique : gradation (elle sera méprisée, repoussée, vile...).
Bilan
 Le registre lyrique : il exprime tous les élans de la sensibilité, à savoir, le sentiment amoureux, l’espoir ou le chagrin, la mélancolie, le bonheur et la sensation,...
Le registre lyrique exploite toutes les ressources de l'intonation et du rythme de la ponctuation expressive, des termes intensifs, un champ lexical de l'affectivité, l'apostrophe, des figures de style qui traduisent la force de l'émotion et consistent à magnifier les sentiments du locuteur.
III- Phase d’application:
Identifier les procédés employés du registre lyrique
  - Dans le chapitre XLIII
  - Texte 
            Je sentis alors cette grande analogie qui existe entre le  son, l'air et la lumière; ne les séparez jamais. Ô vous qui chérissez l'art musical!* Là, enfin, j'ai compris, et pour toujours, que la nature était si grande, que tout ce que le génie le plus fécond pourra inventer n'approchera jamais de la réalité (1), et du côté du son (j'en atteste la magnifique chute du Rhin) on peut dire qu'elle se plaît à surpasser notre attente. Ô (2) son! Ô (2) combats tumultueux des nuits, où les vents qui rugissent parlent et appellent!* Ô (2) tonnerre des Alpes!*(2) Ô cataractes…*!* Vous êtes de la musique!
                                                                  Louis-Sébastien MERCIER, Le Bien Informé 1798.
→ C'est le registre lyrique:
Ø Le locuteur cherche à faire partager ses sentiments intimes.
Ø Le champ lexical de l'affectivité.
Ø La ponctuation expressive (*).
Ø L'apostrophe …
Ø Les figures d'intensité: hyperbole (1) et anaphore (2).



I- Phase d’identification du texte
Lecture magistrale et ou individuelle
1- Situation du passage :
ü  Ce passage est extrait du roman le dernier jour d’un condamné de Victor Hugo. Deux heures quarante cinq minutes séparent le condamné du moment de son exécution ; ainsi sa peur et son angoisse augmentent de plus en plus. Le narrateur dénonce la peine de mort en adaptant une stratégie argumentative différente.
2- Caractéristiques
- Genre : roman à thèse   - Type : argumentatif    - Focalisation : interne    - Registre : polémique
II- Phase d’hypothèses de lecture
1- Deux thèses différentes.       2- La stratégie argumentative : le refus d’une thèse.
III- Phase d’analyse des axes de lecture
Axe 1 : Deux thèses différentes
Ø    
Ce qu’ils en disent
Ce que le narrateur en pense
- On ne souffre pas.   - C’est une fin douce.
- La mort de cette façon est bien simplifiée.
- La douleur est escomptée
- Le narrateur décrit les moments qui précédent la guillotine : la souffrance, l’agonie, le râle de tous.
 - les jours, l’angoisse, la torture, l’horreur.
    Synthèse partielle1 : Ce chapitre nous présente deux thèses différentes : la première, celle des partisans de la peine de mort, défend les avantages de la guillotine alors que la deuxième, celle du narrateur et tous les opposants de cette peine,  réfute  cette thèse et dénonce la peine de mort.
Axe 2 : La stratégie argumentative : le refus d’une thèse
    Synthèse partielle 2 :
     Par l’utilisation du champ lexical de la souffrance, de l’ironie et les questions oratoires, le narrateur réfute la  thèse de ses adversaires et essaie de convaincre les lecteurs d’adhérer à sa thèse.
IV- Phase de synthèse générale
      Dans ce passage, le narrateur mène une stratégie argumentative pour dénoncer la peine de mort. Il se base sur la description de la souffrance vécue par le condamné avant l’exécution et l’utilisation d’autres procédés tels que l’ironie et les questions oratoires.


mercredi 8 avril 2020



Lecture                 chapitre 23
1- Situation du passage :
       Après avoir été transféré au palais de justice, le narrateur rencontre l’autre condamné qui occupera sa cellule. C’était le friauche fils d’un condamné à mort déjà exécuté. Ce dernier, en attendant d’être transféré à Bicêtre s’apprête à raconter son histoire.

Identification
Genre : Roman ;   Sous genre : Roman à thèse ;   Type : Narratif /Descriptif ;   Focalisation : Interne
Lieu : le palais de justice        -  Temps : aucune indication temporelle précise


III- Phase des axes de lecture
Axe 1 :Le portrait du friauche :
   - Qui est le personnage décrit ? (Le friauche, le nouveau condamné)
Le portrait physique
Le portrait moral
- âgé de 55 ans.
- Moyenne taille. Ridé, Vouté, grisonnant. Membres trapus. yeux gris. Sale. ; Guenilles, demi nu.
- Regard louche.
- Un rire amer sur son visage.
- Je voulais être honnête homme.
    Physiquement, le friauche est un vieux condamné, dégoutant et sale, mais le portrait moral dévoile au lecteur qu’il a un bon cœur et qu’il est honnête. C’est la négligence de la société qui a fait de lui un criminel.

  Axe 2- Le récit dans le récit


Récit 1
Récit 2



Enonciation
« je » le narrateur, personnage principal
→ C’est la grande histoire : le récit cadre.
Le narrateur s’efface pour laisser la place au deuxième personnage, qui devient narrateur momentané.
« je » c’est le friauche qui parle.
→ C’est la petite histoire : le récit enchâssé.
Susciter la pitié du lecteur.
Niveau de langue
Soutenu, correct, standard, courant.
→ Homme éduqué.
Familier (argot de la prison)
→ Homme sans éducation.
Temps verbaux
Passé composé, Imparfait, passé simple.
PC, Imp, PS

Construction des phrases
Phrases longues, complexes, bien structurées.
→ Homme qui sait bien parler (éloquent)
Phrases rapides, abrégées, successives.
→ Homme illettré, sans style.


   Le narrateur cède la parole au friauche pour raconter son histoire. C’est un récit enchâssé. C’est l’histoire dans l’histoire/ le récit dans le récit. C’est l’histoire d’un friauche dans celle du narrateur. C’est un narrateur momentané. Le personnage principal s’efface pour céder la parole au nouveau condamné pour émouvoir le lecteur et susciter sa pitié

IV- Phase de synthèse globale :

   Dans ce chapitre, le narrateur relate sa rencontre avec le friauche. Il nous présente son portrait physique et moral. Le friauche prend l’initiative et raconte sa propre histoire. Il s’agit donc d’une technique de narration appelée : la mise en abîme, puisqu’il y a un récit enchâssé dans un autre.


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