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mercredi 6 mai 2020




dimanche 15 janvier 2017

Professeur ZIANI
Classe :      2BL1
Note
Nom : ……..
Prénom :……..
Numéro : ……..

Le …… janvier 2016


Texte :



II lui révéla que ses poèmes seraient bientôt chantés par des raïss et enregistrés sur cassette.
- Nous n'avons rien pour écouter une cassette dit-elle.
- J'achèterai un lecteur au magasin du village. Une marque japonaise. Il paraît que c'est ce qu'il y a de mieux.
- Alors je t'écouterai enfin.
Elle était visiblement heureuse d'avoir la possibilité d'entendre les écrits de son époux.
- Nous autres qui ne savons ni lire ni écrire, ajouta-t-elle; nous sommes comme les bêtes, il faut nous parler. La cassette est une bonne invention.
- Oui, oui, dit le Vieux, un peu agacé. Mais savoir lire et écrire, c'est mille fois mieux. On comprend mieux la poésie, on ne rate presque rien. On prend plus de plaisir à lire qu'à écouter un poème... Mais ce n'est que mon avis. Un avis qui en vaut un autre.
- En tout cas, tu m'as rendue heureuse. Je suis vieille mais heureuse de vivre ces événements en ta compagnie. J'ai toujours su que tu cachais une grande âme. C'est pourquoi je n'ai jamais souffert avec toi. Il n'y a qu'à écouter ce que disent les autres femmes pour comprendre. Elles en veulent toutes à leur conjoint, il a toujours quelque chose à se reprocher, celui-là. Il les bat, les maltraite, ne leur achète rien sauf un vêtement et des souliers de temps en temps, et il exige d'elles une perfection absolue. Qu'elles soient des anges, quoi! Moi, je n'ai jamais eu à me plaindre de toi.
- Moi non plus, dit le Vieux.


Lisez le texte et répondez aux questions suivantes
COMPREHENSION
1- Complète le tableau suivant (0, 5x6) 3 pts
Titre de l’œuvre
Genre
Auteur
Il était une fois un vieux couple heureux
Roman maghrébin contemporain
Mohamed khair Eddine
Lieu du décès 
Lieu de naissance
Une autre œuvre du même auteur
Rabat
Tafraout
Agadir

2- Quelle nouvelle Bouchaïb rapporte-t-il à la vieille ? 1 pt
II lui révéla que ses poèmes seraient bientôt chantés par des raïss et enregistrés sur cassette.
3- Quelle objection la vieille fait-elle ? 1  pt
- Nous n'avons rien pour écouter une cassette dit-elle.

4- « Alors, je t'écouterai enfin » souligne le verbe et dis à quel temps il est conjugué .  2 pt
Futur simple
5- Pourquoi la vieille était-elle visiblement heureuse ? 1 pt
 Elle était visiblement heureuse d'avoir la possibilité d'entendre les écrits de son époux.
6- « La cassette est une bonne invention », 1 pt
Dans cet énoncé, la vieille :
x
˜ Valorise la cassette
˜ Dévalorise la cassette
˜ Emet un jugement neutre.
Cochez  la bonne réponse

7- Pourquoi, pour le vieux, la lecture et l'écriture sont-elles mille fois mieux ? 1 pt
 Mais savoir lire et écrire, c'est mille fois mieux. On comprend mieux la poésie, on ne rate presque rien. On prend plus de plaisir à lire qu'à écouter un poème
8- « Nous sommes comme les bêtes » dit la vieille.
Quelle  est la figure de style utilisée dans cet énoncé ?. 1 pt
comparaison

9- Relevez dans le texte deux énoncés qui montrent que la vieille est heureuse de vivre avec Bouchaïb   . (1 x 2) 2 pt 
Je suis vieille mais heureuse
je n'ai jamais souffert avec toi
je n'ai jamais eu à me plaindre de toi

10- Donnez la nature de chaque phrase 4 pts
1-         Najat est entrée à la maison  ; elle avait  froid .                        juxtaposition
2-         Ali était malade mais il allait à l’école                                      coordination
3-         Je trouve que tu es triste ce jour-ci                                            . subordonnée complétive
4-         Je commencerai  avant que tu m’appelles ma petite           . subordonnée circonstancielle de temps

11- lorsque vous serez vieux ou vielles, est ce que vous aimerez vivre comme le couple de l’histoire ? et pourquoi ? 2 pt
Oui / Non + justification
Un point sur la propreté de la copie                                                                            Bonne chance 

mercredi 25 mai 2016


Nom      : …………………………………
Prénom :………………………………
Classe    :………………………………..

Lisez attentivement le texte suivant et répondez aux questions :
Texte :
Mon père me quitta le surlendemain à l’aube. Il partit, avec pour tout bagage, une sacoche de berger, en palmier nain, dont il avait fait l’acquisition la veille, une faucille neuve et un sac en toile avec une fermeture à coulisse ; Ma mère l’avait confectionné dans un morceau de haïk de coton et l’avait bourré de provisions : olives, figues sèches, farine grillée et sucrée, deux pains parfumés à l’anis et dix qarchalas. Nous appelons ainsi des petits pains ronds sucrés, parfumés à l’anis et à la fleur d’oranger et décorés de grains de sésame.
            J’étais réveillé quand mon père partit. Ma mère lui fit quelques recommandation s et resta après son départ, prostrée sur son lit, le visage caché dans ses deux mains. J’eus la sensation que nous étions abandonnés, que nous étions devenus orphelins.
            Tout le monde dans le quartier devait être au courant de nos ennuis matériels et du départ de mon père. Ils manifesteraient à notre égard une pitié ostentatoire plus humiliante que le pire mépris.
Mon père partit, nous restions sans soutien, sans défense.
            Le père dans une famille comme la notre, représente une protection occulte. Point n’est besoin qu’il soit riche, son prestige moral donne force, équilibre, assurance, et respectabilité.
            Mon père venait le soir seulement à la maison, mais il semblait que toute la journée se passait en préparatifs pour le recevoir. Je comprenais ce qui tourmentait ma mère, ce matin, dans la lumière du jour à peine naissant. Elle se rendait compte dans le tréfonds de son cœur que ces préparatifs seraient vains. Personne le soir ne pousserait plus notre porte, n’importerait de l’extérieur la suave odeur du travail, ne servirait de  lien entre nous et  la vie exubérante de la rue.
            Pour ma mère et pour moi, mon père représentait la force, l’aventure, la sécurité, la paix. Il n’avait jamais quitté sa maison ; les circonstances qui  l’obligeaient ainsi à  le faire prenaient dans notre imagination une figure hideuse.

                                                                      Extrait de la Boite à Merveilles d’Ahmed Sefrioui
QUESTIONS :
I/-Compréhension de l’écrit (10pts)
 Relisez le texte et répondez aux questions suivantes :
1-      Ahmed Sefrioui est un écrivain marocain d’expression française. Quand et où est-il né ? (0,25pt) citez une de ses œuvres. Quand est-il mort ?
2-      A quel  genre littéraire appartient la boite à merveilles ? (1pt) justifiez votre réponse. (0 ,5pt)
  3- D’après votre lecture de l’œuvre :
  a-Pour quelle raison le père quitte-t-il sa maison ? (1pt) 
  b-Quel genre de travail le père compte-t-il faire ? (1pt) 
  4- Quand et où se passe la scène ? (0 ,5pt)
  5- « le père, dans une famille comme la notre, représente, une protection occulte point n’est besoin qu’il soit riche, son prestige moral donne force, équilibre, assurance et respectabilité » dans ce passage s’agit-il du récit ou du commentaire Justifiez votre réponse (0 ,5pt)  (1pt) 
6-Donnez des sentiments éprouvés par le narrateur. (1pt) 
7- Relevez une comparaison dans le troisième paragraphe (0 ,5pt).
   Quelle idée cette comparaison met en valeur ?
8-Pourquoi le mot haïk et qarchalas sont-ils écrits en italique ? (1pt)
9-Quelle est la réaction de la femme au départ de son mari ? (1pt)

II/la production écrite. (10pts)
Dans la boite à  merveilles, le narrateur sidi Mohamed tombe malade.
Sa mère l’emmène dans le mausolée d’un saint pour le guérir.
Approuvez-vous la conduite de la mère ?
Rédigez un texte dans lequel vous essaierez  de développer votre avis sur le recours aux pratiques traditionnelles pour guérir les malades.



Corrigé
I)- Compréhension de l’écrit :
1-Ahmed SEFRIOUI est né en 1915,  Fès. Il a écrit plusieurs récits dont le Jardin des sortilèges.
2)- La Boite à Merveilles est une autobiographie. L’auteur, le narrateur ; le personnage principal sont identiques. Il utilise le pronom personnel « je ». Leurs noms sont presque identiques. D’autant plus que l’auteur puise les éléments de son récit dans sa vie (vie  à Fès, origines montagnardes de ses parents, univers culturel…)
3) a- le père quitte sa maison pour aller travailler comme ouvrier agricole dans les compagnes de Fès. Ce qui le pousse à ce départ c’est sa ruine : il a perdu son capital dans des circonstances indéterminées.
   b-Il compte travailler comme faucheur (personne qui coupe le l’herbe, le blé avec une faucille).
4- La scène se passe  à l’aube, dans la chambre qu’habite la famille du narrateur, au second étage de la maison de la chouafa, située dans une impasse de la Médina de Fès.
 5-Il s’agit d’un commentaire. Ce n’est pas le narrateur ne raconte pas des événements ou des faits, mais il émet et fait des réflexions. C’est pour cette raison qu’il emploie des temps du discours, en l’occurrence le présent de l’indicatif, et non les temps du récit.
6-(« j’eus la sensation que nous étions abandonnés »)-le chagrin (« nous étions devenus orphelins »)
7-a)  « il manifeste à notre égard une pitié ostentatoire plus humiliante que le pire mépris.
   b)  cette comparaison montre que le narrateur préfère plutôt mépris à la pitié insolente des voisins.
8-ils sont écrits en italique parce qu’ils sont des monts empruntés à l’arabe marocain le narrateur les utilise pour donner une couleur locale à son récit pour créer chez le lecteur l’illusion de réalisme.
9-la femme percluse de chagrin.

II- Production écrite :
Respect du plan général de la rédaction à savoir : l’introduction, développement, conclusion.
Respect de la consigne.
Correction de la langue.
Enchainement des idées.




Texte :

On lui a mis une petite robe qui lui va bien.
Je l'ai prise, je l'ai enlevée dans mes bras, je l'ai assise sur mes genoux, je l'ai baisée sur ses cheveux.
Pourquoi pas avec sa mère ? - Sa mère est malade, sa grand mère aussi. C'est bien.
Elle me regardait d'un air étonné ; caressée, embrassée, dévorée de baisers et se laissant faire mais jetant de temps en temps un coup d'œil inquiet sur sa bonne, qui pleurait dans le coin. (…)
Hélas ! n'aimer ardemment qu'un seul être au monde, l'aimer avec tout son amour, et l'avoir devant soi, qui vous voit et vous regarde, vous parle et vous répond, et ne vous connaît pas ! Ne vouloir de consolation que de lui, et qu'il soit le seul qui ne sache pas qu'il vous en faut parce que vous allez mourir !
- Marie, ai-je repris, as-tu un papa ?
- Oui, monsieur, a dit l'enfant.
- Eh bien, où est-il ?
Elle a levé ses grands yeux étonnés.
- Ah ! vous ne savez donc pas ? il est mort.
Puis elle a crié ; j'avais failli la laisser tomber.
-Mort ! disais-je. Marie, sais-tu ce que c'est qu'être mort ?
- Oui, monsieur, a-t-elle répondu. Il est dans la terre et dans le ciel.
Elle a continué d'elle-même :
- Je prie le bon Dieu pour lui matin et soir sur les genoux de maman.
Je l'ai baisée au front.
- Marie, dis-moi ta prière.
- Je ne peux pas, monsieur. Une prière, cela ne se dit pas dans le jour Venez ce soir dans ma maison ; je la dirai.
C'était assez de cela. Je l'ai interrompue.
- Marie, c'est moi qui suis ton papa.
- Ah ! m'a-t-elle dit.
J'ai ajouté :
- Veux-tu que je sois ton papa ? L'enfant s'est détournée.
- Non, mon papa était bien plus beau.
Je l'ai couverte de baisers et de larmes. Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant :
- Vous me faites mal avec votre barbe.
Alors, je l'ai replacée sur mes genoux, en la couvant des yeux, et puis je l'ai questionnée.
- Marie, sais-tu lire ?
- Oui, a-t-elle répondu. Je sais bien lire. Maman me fait lire mes lettres.
-Voyons, lis un peu, lui ai-je dit en lui montrant un papier qu'elle tenait chiffonné dans une de ses petites mains.
Elle a hoché sa jolie tête.
- Ah bien ! je ne sais lire que des fables.
- Essaie toujours. Voyons, lis.
Elle a déployé le papier, et s'est mise à épeler avec son doigt :
- A, R, an R, E, T, rêt, ARRET...
Je lui ai arraché cela des mains. C'est ma sentence de mort qu'elle me lisait. Sa bonne avait eu le papier pour un sou. Il me coûtait plus cher, à moi.
Il n'y a pas de paroles pour ce que j'éprouvais. Ma violence l'avait effrayée ; elle pleurait presque. Tout à coup elle m'a dit :
- Rendez-moi donc mon papier, tiens ! c'est pour jouer Je l'ai remise à sa bonne.
- Emportez-la.
Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. À présent ils devraient venir ; je ne tiens plus à rien ; la dernière fibre de mon cœur est brisée.
Je suis bon pour ce qu'ils vont faire.

        I.            COMPRÉHENSION : (10 points)
1.      En vous référant à l’œuvre dont le texte est extrait, recopiez et complétez le tableau suivant : (1 pt)

Prénom et nom de l’auteur.
Genre de l’œuvre.
Siècle.
Une autre œuvre du même auteur.
Victor Hugo
Roman à thèse
XIXème siècle
Les misérables
2.      Situez le passage par rapport à l’œuvre dont il est extrait. (1 pt)
Le condamné est dans une cellule à la Conciergerie car c’est son dernier jour. On lui amène sa fille Marie car il sera exécuté dans peu de temps.
     3.      Les informations suivantes sont-elles vraies ou fausses ? Justifiez chacune de vos réponses en citant une phrase du texte : (2 pt)
a.      Marie est accompagnée par une autre personne. Vraie : « … sa bonne, qui pleurait dans le coin. » « Je l'ai remise à sa bonne. »
b.      Marie veut bien que le narrateur soit son père. Fausse : « - Non, mon papa était bien plus beau. »
c.       Marie lit au narrateur une lettre de sa mère. Fausse : « C'est ma sentence de mort qu'elle me lisait. »
          d.      Le narrateur est satisfait de cette rencontre. Fausse : « - Emportez-la. » « Et je suis retombé sur ma chaise, sombre, désert, désespéré. »
4.      Pourquoi Marie ne reconnaît-elle plus son père ? (1 pt)
La fille ne reconnaît pas son père car son physique a énormément changé. (Elle ne l’a pas vu presque une année).
5.      Relevez deux mots appartenant au champ lexical de l’affection. (1 pt)
Baisée, baisers, aimer, caressée, embrassée, amour, consolation.
6.      « Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant : - Vous me faites mal … »
Transposez cette phrase au discours indirect, sachant que le narrateur rapporte ses propres paroles. (1 pt)
Elle a cherché à se dégager de mes bras en criant que je lui faisais mal.
7.      « Elle me regardait d'un air étonné ; caressée, embrassée, dévorée de baisers et se laissant faire mais jetant de temps en temps un coup d'œil inquiet sur sa bonne, qui pleurait dans le coin. » (0,5 pt)
       La figure de style employée dans l’ensemble des éléments soulignés est une gradation. Est-elle ascendante ou descendante ?
Une gradation ascendante
8.      Quel est le registre qui domine dans ce texte ? (0,5 pt)
Le registre pathétique
9.      Dans ce texte, le condamné est presque exécuté par sa propre fille avant même de l’être par le bourreau. Approuvez-vous l’analyse exprimée dans cette phrase ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Exemple : Oui, le fait de ne pas être reconnu par sa propre fille a brisé la dernière fibre qui le retenait à la vie.
10.  Peut-on considérer ce passage comme un réquisitoire contre la peine de mort ? Justifiez votre réponse. (1 pt)
Exemple : Oui, ce passage est un réquisitoire contre la peine de mort car la famille du condamné qui est pourtant innocente; se trouve elle aussi victime de ce châtiment.




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